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Immigration Canada : trouver une garderie, le véritable casse-tête des nouveaux arrivants 

Pour de nombreuses familles qui choisissent de s'installer au Canada, la concrétisation du projet d'immigration s'accompagne rapidement d'un défi logistique majeur : faire garder leurs jeunes enfants. Et le moins que l’on puisse dire, ce n’est pas évident.

L’accès à un service de garde est essentiel pour permettre aux nouveaux arrivants au Canada parents de suivre des formations, de chercher un emploi ou d’intégrer le marché du travail.

La pénurie de places en garderie transforme souvent cette démarche en un véritable parcours du combattant.

Qu’il s’agisse du système subventionné comme les Centres de la petite enfance (CPE) au Québec ou des services de garde agréés en Ontario et dans les autres provinces, la demande dépasse largement l’offre disponible

Les listes d’attente comptent souvent des milliers d’enfants enregistrés dès les premiers mois de grossesse ou dès l’arrivée sur le territoire.

Cette rareté s’explique par plusieurs raisons, notamment le manque de personnel qualifié dans le secteur de la petite enfance et une croissance démographique soutenue. 

Pour les nouveaux arrivants qui ne disposent pas de réseau familial sur place pour prendre le relais, l’attente d’une place peut avoir un impact direct sur leurs projets d’intégration professionnelle.

« Quand nous sommes arrivés au Canada, mon conjoint et moi pensions que trouver une garderie prendrait quelques semaines. Nous avons inscrit notre fille de deux ans sur le guichet unique dès notre arrivée. On nous a rapidement expliqué que les délais peuvent dépasser un an, voire deux ans dans certains secteurs » explique Fatou Sylla, immigrante d’origine malienne installée à Gatineau. 

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Africanadien- une mère qui ne trouve pas de garderie pour son fils, s’occupe de lui à domicile

Une situation qui a eu un impact sur sa scolarité. 

« Sans famille proche pour garder la petite, j’ai dû repousser mon entrée sur le marché du travail de près de neuf mois. C’est un stress financier et émotionnel qu’on n’avait pas anticipé dans notre plan d’immigration » confie t-elle. 

Face à l’attente prolongée dans le réseau public ou subventionné, beaucoup de parents se tournent vers les garderies privées non subventionnées ou les milieux de garde familiaux non régis. 

Cependant, cette option implique un coût financier considérablement plus élevé, imposant une pression supplémentaire sur le budget familial déjà sollicité par l’installation.

Bien que des crédits d’impôt et des allocations pour enfants existent pour alléger la facture à terme, les parents doivent avancer des montants mensuels importants de leur poche. 

Ce qui oblige plusieurs familles à revoir leurs priorités financières durant les premières années.

Armel et Diane ont respectivement 35 et 33 ans Ils sont parents d’un garçon de 18 mois et habitent Ottawa

« Après six mois de recherches infructueuses dans le réseau public, j’ai dû reprendre mon travail. Nous n’avions pas d’autre choix que d’opter pour une garderie privée du quartier. Le tarif mensuel représentait presque un deuxième loyer pour nous » font-ils savoir.

Des stratégies pour naviguer le système et trouver des solutions

Pour maximiser leurs chances de dénicher une place, les experts recommandent aux nouveaux arrivants d’adopter une approche proactive dès la confirmation de leur projet d’immigration. 

S’inscrire immédiatement sur les portails officiels de gestion des places en garde d’enfants constitue la première étape indispensable.

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Il est également conseillé d’élargir ses recherches aux milieux familiaux accrédités, de solliciter les organismes d’aide aux immigrants de sa région, et d’intégrer des groupes de parents locaux sur les réseaux sociaux. 

La solidarité entre parents résidents et nouveaux arrivants permet fréquemment de repérer des places qui se libèrent à la dernière minute.

« La clé pour moi a été de briser l’isolement. En rejoignant un groupe de quartier pour mamans et en discutant avec un organisme communautaire d’accueil des immigrants, j’ai appris qu’un milieu familial accrédité à deux rues de chez moi cherchait un enfant pour combler un départ imprévu » confie Hélène Diomandé. 

Le problème touche aussi bien les nouveaux arrivants que les Canadiens. 

Trouver une place en garderie pour son enfant en tant que nouvel arrivant au Canada, c’est obtenir une première victoire dans son pays d’accueil. 

Linda Bouabré 

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