L’esprit n’a pas changé. Il s’agit de promouvoir les valeurs d’amour, d’entraide et de solidarité afin de faciliter l’intégration totale des membres de la communauté tout en contribuant à leur épanouissement.
Les moments de partage étant souvent rares au Canada, surtout en hiver, les Ivoiro-canadiens ont répondu à l’appel de leur président Jean Vincent Paul Angoran, qui a décrété 2026 comme l’année du bonheur et du bien-être.
« Que cette année soit une année de paix, de santé, de progrès et de réussite. Tant sur le plan personnel que professionnel. Que Dieu tout puissant bénisse nos foyers, protège nos enfants, renforce nos aînés et éclaire nos chemins » a souhaité le président de l’Amicale.
Des participants ont apporté de la nourriture. Ils ont mangé et dansé au son de rythmes urbains ivoiriens.
On pouvait voir, sur les vidéos relayées sur les réseaux sociaux, des invités s’adonner à des concours de danse sous la clameur de la foule.
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Une ambiance qui rappelle celle des week-ends abidjanais où des familles entières se retrouvaient pour partager leur joie de vivre dans des espaces aménagés autour de repas.
Des initiatives qui avaient pour seul but, de renforcer la cohésion entre les membres d’une même famille.
« L’année qui s’ouvre devant nous est une page blanche. Elle nous invite à tirer des leçons du passé, à corriger nos faiblesses, mais surtout à renforcer notre unité. Car une communauté forte est une communauté unie, solidaire et engagée » a invité Jean Vincent Paul Angoran.
L’immigration est souvent synonyme de déracinement. Pour un étudiant ou un travailleur arrivant d’Afrique, retrouver ses pairs permet de partager des repas, des musiques et des codes culturels familiers réduit le stress lié à l’acculturation.
En l’absence de la famille élargie restée sur le continent, la communauté devient le premier cercle de soutien en cas de maladie ou de coup dur.

Cet événement a été organisé en collaboration avec l’amicale des étudiants de Laval. L’Amicale des femmes ivoiriennes du Québec (AFIQ) a aussi pris part à l’événement.
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Sa présidente Sidonie Kouadio, a profité de l’occasion pour inviter ses compatriotes à se joindre à elle.
« Notre particularité, nous regroupons toutes les femmes de toutes les autres associations. L’AFIQ existe depuis plus de 15 ans. On aimerait que chaque association invite ses membres à nous rejoindre car nous avons de bons projets pour elles » a-t-elle souhaité.
Se retrouver, discuter, apprendre à se connaître, se fréquenter afin de créer des liens forts entre les membres de l’Amicale. C’est ce qui a motivé la première édition de « Bonne année Québec ».
Une communauté qui resserre davantage ses liens surtout après les disparitions récentes, comme celle d’Alexandre à Trois-Rivières.
Elle a mis en lumière le rôle crucial de la communauté en matière de sécurité.
Ces rassemblements permettent de s’assurer que personne n’est « sorti des radars ».
C’est au sein de ces groupes que s’organisent les battues, les collectes de fonds pour les rapatriements ou la pression diplomatique (via les ambassades).
Carine Kouadio




